cancerDeux millions de Français ayant ou ayant eu un cancer subissent des outrages au quotidien : exclusion, éviction sociale ou encore refus de prêt des banques. Le Plan Cancer et la médiatisation de la maladie n'ont pas changé le quotidien des milliers de Français touchés par le cancer. Le but de l’Institut national du cancer est de rendre le cancer socialement acceptable et de limiter ses discriminations. Sa nouvelle campagne d’information a été lancée la semaine dernière, avec un budget de 4,4 millions d’euros. Elle publie des affiches, diffuse des spots télé et met en ligne un site déclinant les histoires d’une quarantaine d’individus ayant eu le cancer, des « héros ordinaires » qui se battent pour vivre normalement.
Briser les tabous est loin d’être gagné. Le cancer du sein est de mieux en mieux accepté grâce aux efforts de la presse féminine et à la médiatisation de people atteints, comme Kylie Minogue qui a exposé depuis le début sa lutte contre la maladie. Mais de nombreux autres types de cancers sont passés sous silence car ils renvoient à la mort et font peur aux autres.

Une loi dans les six mois pour lutter contre la discrimination :
La discrimination par l’emprunt bancaire existe. Pour avoir un emprunt immobilier, « l’assuré doit remplir un questionnaire d’état de santé envoyé au médecin conseil de l’assurance, ce dernier peut exiger  des examens supplémentaires. L’assurance peut décider d’ajourner ou de refuser un dossier, selon le passé médical du patient » déclare la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).
Depuis le 6 janvier les banques sont tenues d’appliquer la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Les plafonds d’emprunts sont revus à la hausse, un mécanisme de mutualisation des primes d’assurances a été mis en place, et les banques et assurances sont sommées de communiquer sur le sujet. On nous promet une loi pour le prochain semestre. C'est pas trop tôt ! Même si le plus difficile est encore de changer les mentalités.